Spelunca-Liamone | Letia

Letia

Letia

Saint-Martin
Poghju-a-botte
20160 LETIA
tete de maure
Tél : 04 95 26 63 24
Fax : 04 95 25 34 94

Letia un territoire riche de potentialités

Le village de LETIA est composé de deux hameaux, San Martinu et San Roccu. Ces deux hameaux sont distant l’un de l’autre d’environ un kilomètre. Le village s’est développé à une altitude minimale de 500 mètres à San Martinu pour atteindre à San Roccu 750 mètres. Le territoire communal est quant à lui situé dans le département de Corse du Sud au Nord/Nord-est d’Aiacciu. Il couvre une superficie de 36,44 Km2 avec une différence altitudinale allant de 232 mètres à plus de 2000 mètres Capu Tozu, a Cimatella (2099 mètres).
C’est sur le territoire de la commune que le Liamone prend sa source. Le village sis sur le versant adret de la vallée, surplombe le fleuve juste en aval de sa confluence avec la rivière Fiume Grossu. Ses cours d’eau sont à caractère principalement torrentiel. Sur la partie basse du territoire communal, le Liamone forme des gorges. Le bassin du Liamone est entièrement constitué de granitoïdes issus d’un cycle plutonique carbonifère. Le lit du fleuve est creusé dans le substratum sur la majeure partie de son cours. Les terrains cristallins favorisent le ruissellement, ce qui donne naissance à de nombreux ruisseaux dont les bassins versants sont de petites superficies.
Des sentiers communaux relient Letia aux villages de Rennu, i Bagni, a Soccia, Vicu, Murzu et le Niolu. Le GR 20 passe par Cimatella au nord du territoire et le Mare a Mare Nord traverse la commune dans toute sa largeur.

Intérêt patrimonial du territoire

Au vu de l’amplitude altitudinale et des variations climatiques que recouvre le territoire, nous trouvons tous les étages de végétation hormis l’étage thermoméditerranéen.
Situé à l’adret le village bénéficie d’un ensoleillement particulier, son ouverture sur le golfe de Savone le met en relation visuelle avec le couvent St François, le hameau de Nesa ainsi qu’avec les villages de Guagnu, i Bagni et Murzu mais aussi avec le château de la Punta au-dessus d’Aiacciu... Ce lien de co-visibilité renforce l’impression d’un espace humanisé. Pour ce qui est du patrimoine historique et bâti de nombreuses potentialités sont présentes. Letia de par sa position abritait plus de mille habitants en 1900, pour cette raison le village est riche en patrimoine vernaculaire (fours, moulins à farine et à huile, aires de battage, bergeries, casgili, fontaines, citernes, fabrique d’ébauchons, fours à tuiles, carbunare etc.…) lié aux activités agro-sylvo-pastorales.
Certains sites archéologiques, comme ceux de la Catena (château des seigneurs de Leca) ou de Santi Sari méritent une attention particulière, de nombreux vestiges ont été recensés. L’étude de la toponymie indique un certain nombre de pistes de recherche telles que l’église Santa Maria di u Surbellu qui surplombe la haute vallée du Liamone.
L’écrivain Saveriu Paoli, natif de Letia, est toujours présent dans la mémoire collective, il fut le fondateur de a Cispra en 1914.
Le village est sous la protection des deux saints patrons qui ont donné les noms des deux hameaux, San Martinu fêté le 11 novembre et San Roccu fêté le 16 aout. Les peintures des deux églises paroissiales sont l’œuvre du peintre russe Ivan Choupik.
Zone de moyenne montagne la tradition familiale de la charcuterie est fortement ancrée, le territoire de la commune accueille à l’année trois bergers, deux caprins et un caprin/ovin qui représentent à peu près 400 têtes. La production de ce type d’élevage est principalement fromagère (fromages et brocci), la production de viande n’est qu’accessoire. A l’exception de ses trois troupeaux permanents, de nombreux autres troupeaux sont présents en période estivale. Ces activités agricoles permettent le maintien de savoir-faire.

Patrimoine naturel

Des massifs forestiers importants surtout pour les forêts d’Yeuse qui ont colonisé en partie les anciennes terrasses de culture. Un diagnostic forestier effectué par les services de l’ONF est en cours. Une oliveraie et une châtaigneraie également importantes, le renouveau de la châtaigne et de l’huile d’olive laisse espérer la mise en valeur d’une partie de ces vergers, trois familles produisent de l’huile d’olive.
Une partie de la commune, soit 2 238 hectares est classée en Zone Naturelle d’Intérêts Ecologique Floristique et Faunistique de type 2.
Il est à noter au passage une curiosité géologique sur le ruisseau de la Catena, juste où été construit le château des seigneurs de Leca , la dalle rocheuse forme une arche d’une dizaine de mètres de haut « l’Arcu di a Catena ».
La faune sauvage fait l’objet d’une attention particulière et d’un programme de gestion de la part de l’Association des chasseurs et de la société de pêche en partenariat avec la municipalité.
Le Parc naturel régional de Corse, dans le cadre de sa politique de réintroduction du cerf (Cervus elaphus corsicanus), [cervu] a effectué en 2009 et 2012 deux lâchers sur le territoire communal. Le « groupe des chiroptères corses » spécialiste des chiroptères a identifié un abri de Murin à moustaches (Myotis mystacinus), [sacchi pinuti] espèce assez rare en Corse, une convention de protection a été signée par la municipalité avec l’association.