Cap Corse | Meria

meria

Meria

meria

Le site occuperait l’emplacement d’un oppidum romain cité par Ptolémée sous le nom de Clunium. Il était ensuite rattaché au fief Da mare de San Colombano di Rogliano jusqu’à l’arrivée des génois. A l’instar de nombreux villages du Cap, Meria fut frappé par la crise du XVIIIème siècle, et sa population connut un fort déclin.

Il était formé de plusieurs hameaux : Aja, Caracu, Pastina, Poggiale, Sordolacciu, Marine : A marina
Aujourd'hui, Le village se compose d’un bourg, d’une marine et du hameau de Pastina, perché sur une hauteur, qui vivait autrefois de l’exploitation de l’antimoine. On dit d’ailleurs que les gravillons que l’on retrouve sur la plage proviendraient de cette exploitation.
Au sud, on trouve les ruines du hameau de Caraco qui a été abandonné au début des années 1930.

La marine se situe dans un amphithéâtre de verdure et possède une tour génoise ainsi qu’une chapelle. La plage est protégée par une profonde anse.Le bourg a gardé son caractère authentique, et on peut encore y voir la tour génoise ainsi qu’une maison forte "U Palazzu", récemment rénové. Outre l’église paroissiale Saint Roch, Meria possède plusieurs chapelles, Sainte Marie, San Paolo et les ruines de celle dédiée à Sainte Catherine au sud.

En plein cœur du village, une bibliothèque municipale nous fait découvrir tout au long de l’année, une grande diversité d’ouvrages, destinés à tous les publics. Une belle initiative qui réunit plus de 2000 livres de Poche et presque autant d’autres œuvres parmi lesquels les écrits de Pierre Antonetti né aMéria auteur de nombreux livres dont une remarquable histoire de la Corse ; des livres d’art, d’histoire, des titres rares ou épuisés mis à disposition par des particuliers, dont une ancienne libraire qui nous fait partager sa passion pour les livres. Une pochothèque sera prochainement proposée pour offrir encore davantage de choix de lecture aux habitants et visiteurs de ce charmant village du Cap Corse.

Un peu d'histoire : Les mines d'Antimoine de Méria.

Les mines de stibine (1850-1919).
La découverte du gisement de Meria est ancienne, il est déjà signalé sur le plan Terrier de la fin du 18ème siècle. Un rapport sur les mines de Meria rédigé par l'ingénieur Meissonnier en 1857 signale sur la commune : " … un quartier où l'on trouve des indices et des vestiges d'anciennes exploitations L'activité de Meria connaît une forte production dans les dernières années du 19ème siècle, avec 80 à 100 tonnes par mois sont extraits par plus de 200 ouvriers. Progressivement le cour du métal baisse et on concentre les travaux à Vallone.

Devant la reprise à partir de 1906, les notables bastiais décident de reprendre les travaux à San Martino et de créer en 1908 la société anonyme des mines de Meria, disposant d'un capital de 3 millions de francs pour moderniser l'exploitation. En 1908, un rapport d'ingénieur indique que le minerai de Vallone est séparé de la pyrite et de la barytine par une laverie mécanique, qui comprend un concasseur à mâchoire, un moulin à meule verticale et deux tables Wilfley. En 1911, la société installe également une centrale électrique équipée d'une machine à vapeur.

Mais la situation se dégrade rapidement et l'assemblée générale, après lecture du rapport du conseil d'administration décide le 8 juillet 1914 la mise en liquidation de la société.
La derniere société propriétaire, les mines de la lucette a cédé à la Commune, contre l'euro symbolique, les terrains lui appartenant, soit quatre hectares environ.